Assurance habitation : les raisons qui pourraient priver certains sinistrés de la tempête Goretti d’une indemnisation

👤 Monique Fabre ⏱️ 6 min de lecture

Quelques jours après le passage dévastateur de la tempête Goretti sur une large part du territoire français, le constat des dégâts matériels est clair. Pourtant, tous les sinistrés ne verront pas forcément leur demande d’indemnisation aboutir. Entre conditions strictes, exclusions de garantie et limites au niveau des franchises, les assureurs multirisques habitation appliquent des critères rigoureux. Le bilan fait donc apparaître un risque réel que certains sinistrés de la tempête Goretti soient privés de couverture, malgré des dommages visibles et parfois très lourds.

Assurance habitation : comprendre pourquoi certains sinistrés de la tempête Goretti risquent une absence d’indemnisation

Alors que la tempête Goretti a frappé avec une force exceptionnelle, déchaînant des rafales pouvant dépasser les 210 km/h dans certaines régions comme la Normandie ou la Bretagne, la garantie tempête incluse dans les contrats multirisques habitation ne garantit pas une prise en charge systématique. Les compagnies d’assurance exigent souvent une preuve concrète d’une intensité anormale du vent, généralement au-delà d’un seuil fixé à environ 90-100 km/h selon les assureurs.

Les sinistrés doivent donc justifier la réalité et la nature climatique des dégâts matériels subis. Cela peut passer par :

  • La production d’une attestation météo de la station la plus proche confirmant la vitesse des vents
  • Un constat que les dégâts ont impacté plusieurs bâtiments corrects dans un périmètre proche, souvent un rayon de 5 km
  • La notification dans les délais impartis, car une déclaration tardive peut aboutir au non-respect des conditions contractuelles

À défaut, les assureurs pourraient opposer des exclusions de garantie ou appliquer la franchise, privant ainsi certains sinistrés d’indemnisation pertinente malgré l’ampleur des dommages matériels.

Les zones géographiques et leurs impacts sur l’indemnisation après la tempête Goretti

La situation varie fortement selon les régions. Dans les départements comme la Manche, qui a été placé en vigilance rouge, ou en Bretagne et Nouvelle-Aquitaine où les vents ont été particulièrement violents, les sinistrés bénéficient généralement d’une meilleure couverture. Ici, la garantie tempête fonctionne en général sans difficulté, permettant une indemnisation rapide.

En revanche, dans les zones périphériques ou moins lourdement impactées, des difficultés peuvent survenir. Plusieurs compagnies telles que la Caisse d’Épargne, Gan, Generali, GMF, Matmut, et Swiss Life mettent en place un seuil minimal de vent élevé (autour de 100 km/h), qui sert de critère. Chez Axa, ce seuil est un peu plus bas, autour de 90 km/h, mais reste un obstacle pour certains sinistrés.

Cette disparité territoriale pose un enjeu important en 2025 pour les assurés, dans un contexte où le changement climatique accroît la fréquence et l’intensité des événements extrêmes. Il est recommandé aux habitants des zones à risque d’étudier leur contrat d’assurance habitation avec attention afin de comprendre les exclusions de garantie et franchises applicables, ainsi que les conditions spécifiques pour une indemnisation répondant réellement à leurs besoins.

Région Vitesse de vent minimale exigée par assureurs Risque de non-indemnisation Commentaires
Bretagne, Normandie Pas de minimum spécifique, confirmée vigilance rouge Faible Garanties opérantes, indemnisation courante
Zones périphériques (ex. Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine) 90-100 km/h selon assureur Élevé si les preuves sont insuffisantes Déclarations rigoureuses nécessaires
Zones faiblement impactées 100+ km/h en général Très élevé Exclusions fréquentes, vérification contractuelle essentielle

Exclusions de garantie et effets du non-respect des conditions pour les sinistrés de la tempête Goretti

Si la garantie tempête est obligatoirement comprise dans l’assurance habitation, elle comporte néanmoins des limites précises. La présence d’exclusions de garantie peut empêcher l’indemnisation complète voire la rejeter totalement :

  • Dommages causés par un entretien insuffisant ou préexistant des bâtiments
  • Dégâts résultant d’éléments non liés directement à la tempête comme une infiltration progressive
  • Frais engendrés par le retard dans la déclaration du sinistre
  • Typologie des sinistres non couverts (exemple : certains dommages légers ou dégât de mobilier non inclus)

De plus, le seuil de franchise imposé par le contrat peut avoir un impact majeur sur le montant de l’indemnisation. Dans certains cas, la franchise dépasse même le coût des dégâts constatés, ce qui rend une indemnisation techniquement non rentable. Face à ces restrictions et leur complexité, de nombreux sinistrés expriment des frustrations et recourent régulièrement à des médiations ou litiges avec leurs assureurs, comme le montrent plusieurs témoignages relatés dans la rubrique dédiée aux conflits assurance habitation.

Comment protéger ses droits et optimiser son indemnisation après une tempête majeure?

La clé pour éviter une absence d’indemnisation réside dans la vigilance et la compréhension fine de son contrat dès aujourd’hui. Voici quelques conseils pour les sinistrés et futurs assurés :

  • Vérifier la présence et les conditions exactes de la garantie tempête dans son contrat assurance multirisques habitation
  • Conserver toutes les preuves relatives à la tempête (photos, attestations météorologiques, constats d’experts)
  • Déclarer rapidement tout sinistre conformément aux conditions contractuelles pour éviter la déclaration tardive
  • Comparer les contrats d’assurance habitation afin d’anticiper d’éventuelles hausses tarifaires 2026 mais aussi pour identifier des offres avec moins d’exclusions
  • Faire appel à un médiateur ou un professionnel en cas de refus d’indemnisation injustifié, notamment pour des indemnisations refusées
Mauvaise pratique Conséquence sur l’indemnisation Prévention / Solution
Déclaration tardive du sinistre Refus ou réduction de l’indemnisation Déclaration sous 5 jours ouvrés
Manque de preuves téléchargeables Doute sur l’origine des dommages Collecte rigoureuse et stockage des preuves
Non-respect des conditions d’entretien Exclusion de garantie Entretien régulier et justificatifs
Mauvaise lecture du contrat et franchises élevées Indemnisation faible ou non rentable Revue attentive du contrat et comparaison des offres
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À propos de l'auteur

Monique Fabre

Expert comparaison habitation depuis 20 ans, courtière certifiée, spécialiste négociation contrats immobiliers.

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